Vous êtes ici :
  • Allée du bois >
  • Les terrasses, généralités et classes de risque

Les terrasses, généralités :

La terrasse fait la continuité de la maison dehors, créant un lieu de vie qui associe le confort de marche, la beauté des matériaux et la douceur de vivre.
Des matériaux sains :P arce qu’ils sont au contact de nos épidermes, les matériaux de sol doivent être sains et propres. Ceci exclut les bois de piètre qualité générateurs d’échardes, et ceux traités avec des agents de conservation qui seraient agressifs à tout égard.
Des matériaux pérennes :Bien que les tendances aillent vers l’éphémère ou le virtuel, notre époque a retrouvé la notion de durable qui doit caractériser toute construction humaine.Par souci de cette durabilité, nous ne proposerons que des bois de la classe de risque 4 au minimum pour ces constructions.
Qu’est-ce que les classes de risque ?L’usage, les professionnels, puis la norme du bâtiment et le législateur, ont défini des classes de risques correspondant aux exigences des divers emplois du bois, indépendamment de leurs autres qualités.

Classe de risque Définition et utilisations type :

1 Bois toujours au sec, tels meubles, parquets, lambrissages et autres d’intérieur

2 Bois destinés à être abrités mais pouvant recevoir une pluie accidentelle à la mise en œuvre (charpentes par exemple)

3 Bois abrités mais pouvant recevoir des pluies ou une humidité importants et fréquents (bardages par exemple)

4 Bois pouvant être au contact du sol et non abrités, avec une humidité permanente

5 Bois au contact de l’eau de mer devant répondre à des exigences spécifiques (pontons et quais)
Qu’est-ce qu’un bois de classe 4 ?

Ce bois, par sa texture, ses tanins, sa densité, sa dureté ou autre, devra résiter aux agents pathogènes du bois dans cette classe de risque, c’est à dire, en particulier, résister aux champignons et insectes. On parle alors de classe 4 naturelle : acacia, azobé, ipé, etc…)Il est aussi possible de protéger le bois des agents pathogènes ;Ainsi l’autoclave autorise-t-il de réunir une méthode ancestrale qui consistait à faire tremper des piquets dans un tonneau de sulfate de cuivre, avec une facilité d’application propre et moderneOn parle alors de classe 4 conférée.
Pourquoi le classe 4 conféré est-il presque toujours à base de pin ?Il y a trois bonnes raisons à cela :Le pin est abondant, renouvelable, économique, et pousse relativement droit, ce qui autorise de réaliser des produits longs et propres à un prix raisonnable.On distingue dans le pin comme dans beaucoup d’autres, la partie centrale duraminisée (dite duramen, car qui a stocké des minéraux), plus dense, plus rouge et qui présente une résistance naturelle de classe 3.La partie externe, l’aubier (ou liber) qui est naturellement fragile, mais dont la perméabilité au traitement est telle qu’il est facile de lui conférer la classe 4.
Il est à noter que certains bois sont réfractaires aux traitements autoclave à cause de la forme fermée des vaisseaux du bois qui empêche la pénétration des agents de protection (épicéa par exemple)
Comment se déroule le traitement du bois :Le but : remplacer la sève du bois par du sulfate de cuivre qui est un agent naturel de protection.Après le sciage du bois, celui-ci est séché pour extraire l’eau en circulation dans les vaisseaux.Le bois est alors raboté aux dimensions finales pour ne traiter que la partie noble et pas les copeaux (20 à 25 % du volume)Placé dans une enceinte étanche (autoclave), on va créer un vide d’air de façon à vider les mêmes vaisseaux de l’air emprisonné qui empêcherait la circulation du sulfate de cuivre.Le sulfate de cuivre est alors aspiré puis poussé dans le bois par une pression d’air atteignant 15 bars.Un ressuyage est pratiqué avant de ressortir les bois de l’autoclave.

 

Les terrasses, généralités et classes de risque